Se faire confiance comme parent ?

Dans deux semaines, ma fille aînée fêtera ses sept ans. J’ai vécu beaucoup de questionnements durant ces années. Je me suis demandé si j’allais être à la hauteur des besoins de ma fille née handicapée. Je me suis questionnée au sujet de mon équité en temps, en énergie pour mes deux autres enfants qui eux, n’ont pas de particularités. Je me suis remise en question au point de me demander si j’étais faite pour être mère.

Plus ! Toujours et encore plus. Ce n’était jamais assez. Pas uniquement avec mon aînée pour qui je devais être une maladroite imitation de beaucoup trop de professionnels pour voir à sa stimulation. Je n’étais pas à la hauteur des nouveaux critères de la mère parfaite pour mes deux cadets non plus. Culpabilité quand tu nous tiens…

Il y avait de quoi vouloir adhérer à la mode des mères indignes et mettre aux rebuts cette culpabilité qui inévitablement brimait ces moments de bonheur rarissime, à travers ma parentalité imparfaite.

 

Après sept ans à me balancer entre les deux clans, je n’aspire plus à être une mère parfaite. Au même titre que d’être décrite comme une mère indigne par moment ne me fait plus peur. J’ai fait la paix avec cette mère que je souhaitais être, celle que je ne serai jamais et celle que je suis.

Durant ces sept années, mon rôle de mère s’est défini. J’ai surtout acquis un indispensable : la confiance ! Cette dernière sans qui on doute. On ne se croit pas à la hauteur. On ressent le besoin de se prouver, d’être approuvé pour finalement se demander si nous sommes faites pour être mères…

J’étais faite pour être mère, par contre mes standards ont été revus. J’ai acquis suffisamment de confiance pour savoir que lorsque je fais une erreur, je sais la réparer. J’ai également confiance que je saurai me relever après avoir trébuché. Le plus surprenant: j’ai assez confiance en moi pour me questionner sans me sentir menacée, rabaissée dans ma parentalité.

La petite fille et l’adolescente que j’étais ont fait de moi la femme, la mère que je suis. Les épreuves, les leçons que j’ai acquises étant enfant ont teinté ma vision de la vie, des conflits à résoudre, des embûches à surmonter. Mal outillé, c’est ma confiance qui a été minée et celle-ci s’est transformée en anxiété. C’est donc une mère anxieuse, en manque de confiance, qui a dû affronter les sept dernières années.

Pour eux, je souhaite la confiance, une base solide. Une fondation, qui repoussera l’intimidation et qui permettra de prendre de bonnes décisions, malgré les tentatives d’influences de personnes malveillantes.

La confiance en héritage, c’est être libre de ses choix, dans le respect et la fierté de qui nous sommes. C’est ce que je souhaite aux adultes que mes enfants deviendront.

Et si nous ignorions des standards inatteignables, des modes liés a la parentalité ? Et si nous nous faisions confiance et que nous transmettions cette dernière à nos enfants ?

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