Ma mère, mon phare dans la tempête !

Avant d’avoir des enfants, je ne réalisais pas à quel point donner naissance à un enfant était un saut dans le vide. J’ai donc pris rendez-vous avec la maternité, trois fois plutôt qu’une, en toute naïveté et avec les meilleures intentions du monde. J’ai rapidement compris que lorsque nous sommes mère c’est plus souvent l’intention qui compte. Mes interventions ou mon dévouement n’avaient pas toujours les résultats souhaités. Les comportements de mes enfants n’étaient pas parfaits, et encore moins les miens.
Je regrettais toutes ces fois où je m’étais dit secrètement que moi, mes enfants…
Le 26 septembre, ça fera sept ans que je suis maman. Un gros sept ans. Il s’est passé plus de choses dans ma vie dans cette période-là que dans toutes les autres qui ont précédé. J’ai tout perdu, je me reconstruit. Je me suis plantée, je me suis relevée et, ce, plus d’une fois. Je me suis remise en question tellement souvent. Je pleurais tellement, je pleure encore, mais moins.
J’avais l’impression de m’être lancée dans le vide sans élastique. Un saut en bungee sans m’être préparée avant. Par contre, qui peut réellement se préparer parfaitement à l’arrivée d’un enfant? Les défis, l’adaptation, le lâcher-prise, la culpabilisation est souvent bien présente, mais nous avons pourtant le mérite d’apprendre sur le tas avec quelques conseils par-ci, par-là! Un mérite que l’on voit qu’après coup, une fois que ça s’est calmé et que nous passons par-dessus cette maudite culpabilité.
Alors que la tempête faisait rage dans mon cocon familial, je n’avais pas l’impression d’avoir le tempérament calme et zen nécessaire pour affronter toutes les embûches qui s’alignaient dans ma réalité de jeune maman. J’avais beaucoup de créativité pour trouver des solutions, mais pour être capable de penser, il faut être disposé à le faire. Il faut se calmer, relativiser, analyser et prendre des décisions une fois que les émotions se sont calmées.
Si plusieurs contrecoups m’ont projetée dans le vide, je réalise aujourd’hui que j’avais un élastique : ma mère. Chaque fois que j’avais envie de tout laisser tomber, de faire mes valises, de m’enfuir loin, elle était au bout du fil pour écouter ma colère, mon désespoir ou simplement me laisser pleurer. J’en voulais à la vie de m’envoyer tellement d’épreuves en même temps. J’en voulais à ceux qui me parlaient de Dieu ou de l’univers!
Je me sentais coupable de me demander si j’étais faite pour être mère.
Ma réalité familiale me faisait réaliser à quel point le don de soi pouvait aller loin lorsque l’on devient maman. En fait, j’avais l’impression de donner à mes enfants beaucoup plus que ce que j’avais. Comment pouvais-je exister là-dedans? Je n’étais pas certaine de pouvoir trouver comment, de me retrouver un jour dans tout ça.
D’avoir eu une maman dévouée à sa famille, un modèle positif, me permettait de me remémorer ces moments où ma mère a été présente durant mon enfance, mon adolescence et où ça a fait une différence. Je ne me rappelais pas systématiquement de nos disputes ou de ces fois qu’elle me compliquait la vie avec ses règles à suivre. Je me souvenais de sa présence, de sa compréhension et de ces moments où elle croyait en moi alors que, même moi, je doutais. Cette confiance qui a si souvent été mon élastique.
Ce même élastique que j’espère être pour mes enfants, maintenant que je sais qu’être mère a un début, mais jamais de fin.
Merci, maman, je t’aime!

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