Je vote pour Véronique Hivon comme chef du PQ

Depuis que j’ai dix-huit ans, je prends le temps d’aller voter. Avant, la politique m’intéressait durant la période des élections, mais ensuite je décrochais. Je jetais un coup d’œil de temps en temps pour voir si ceux à qui j’avais donné mon vote respectaient leur parole. Comme ce fut rarement le cas, je changeais mon fusil d’épaule aux élections suivantes. Ce n’était pas plus grave que ça.
Plus tard, l’autisme est entré dans ma vie. Non seulement ce mot a envahi mon cœur de mère, mais il est devenu ma cause. Je me suis retrouvée à écrire des textes qui sont devenus viraux sur les réseaux sociaux parce que mon histoire était celle des parents qui me lisaient. Je n’étais pas exceptionnelle. Je n’étais pas flamboyante. Je n’avais même pas un français parfait. J’étais accessible, remplie d’empathie et réconfortante.
Ce mot qui m’avait fait si mal, si peur, qui m’avait enlevé toutes mes forces, m’a finalement propulsée. J’ai tenté de faire passer mon message de bien des manières, mais j’en suis venue à la conclusion que pour faire avancer une cause, je devais m’intéresser à la politique. De près. Pas uniquement durant les élections ou avec un coup d’œil par-ci par-là. Je devais suivre les déclarations quotidiennes, les bons et les mauvais coups. Je me suis même tapé la commission Charbonneau. Pas toute. Quelques segments!
Trop de complets, trop de cravates, trop de trous de mémoire, trop de sentiments de déjà-vu. La commission Charbonneaux a malheureusement reflété ce que plusieurs pensaient de la politique au Québec. Jeune et moins jeune. C’est ce que l’on se racontait autour de la table le dimanche soir en famille.
Cette vision, je ne l’ai pas eu quand j’ai vu Véronique Hivon annoncer officiellement sa candidature à la tête du Parti Québécois. Dans un parc, non loin de la maison de son enfance, mais loin de la traditionnelle présentation devant les journalistes dans une salle quelconque. J’ai vu la vraie vie. J’ai vu l’accessibilité. J’ai vu ce que j’aimerais que la politique soit. J’ai entendu parler de conciliation travail-famille. J’ai entendu une mère qui prendra une journée par semaine durant cette course à la chefferie pour sa famille. J’ai vu une femme mettre cartes sur table dès le départ en affichant ses convictions et ses valeurs. Ce n’était pas que des paroles. Dès le départ, l’action suivait les paroles. Ce vent qui soufflait dans ce parc de Joliette était celui du renouveau.
J’ai reconnu cette femme empathique que l’on m’a décrite lors de son passage au CRDI Le Flores en 2013 alors qu’elle était ministre déléguée aux services sociaux et à la protection de la jeunesse. J’ai vu cette femme qui est co-auteure du projet de loi Mourir dans la dignité. Dans ce parc, j’ai choisi celle pour qui je voterai et que j’aimerais voir élue chef du P.Q.
Je ne voterai pas contre Jean-François Lisée qui a gagné mon respect dans le dossier de Parent jusqu’au bout. Je ne voterai pas contre Alexandre Cloutier qui travaille avec dévotion selon les dires de mes amies de la Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers. Je ne voterai pas contre Martine Ouellet, même si je ne suis pas convaincue de l’urgence d’assumer aussi rapidement l’indépendance du Québec. Ce sont d’excellents députés que je verrais à la tête de ministères. Par contre, comme chef, pour mener cette belle équipe autrement, je voterai pour Véronique Hivon.
Est-ce que je vais systématiquement voter pour le Parti Québécois aux prochaines collections? Non! Je suis plate de même. Je ne suis pas une inconditionnelle partisane du PQ! Il faudra que le programme du Parti Québécois me parle plus que celui de la Coalition Avenir Québec ou vice-versa. Je laisse également une chance à Québec Solidaire car les propos de Françoise David sont souvent inspirants. En raison de l’inaction des Libéraux dans le dossier de l’autisme actuellement, ils ne partent pas fort dans mon sondage, mais je suis bonne joueuse, les ministres Lucie Charlebois et Dr Gaétan Barrette m’ont surprise dans le dossier de Parents jusqu’au bout donc sait-on jamais! On s’en reparle dans deux ans!
Je m’intéresse principalement à la course à la chefferie du Parti Québécois pour m’assurer que quand viendra le temps de faire mon choix entre les partis, leur chef m’inspirera confiance pour un changement de cap. Si Véronique Hivon devient chef du PQ, dans mon cœur, son parti part avec une longueur d’avance aux élections de 2018 parce qu’elle représente un nouveau virage, une nouvelle vision, le Québec que je veux pour mes enfants. Je lui fais confiance.

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